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Narco News Issue #39

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“Ceux qui nous demandent de tout oublier, sont ceux qui décident dans les châteaux et les palais de ce pays”

Sur l’arrivée el le démarrage de l’Autre Campagne


Par Concepción Villafuerte
Au Chiapas

4 janvier 2006

San Cristóbal de Las Casas, Chiapas. 1 de janvier 2006.- Comme on l’avait annoncé maintes fois, l’Autre Campagne a démarré, la tête du Sous-commandant Insurgé Marcos.

Pendant la tournée du 1er. Janvier 2006, les bases de soutien zapatiste étaient présentes la concentration du périphérique ouest de la ville de San Cristóbal de Las Casas. En début de soirée, la manifestation a démarrée sa marche vers le centre ville.


Subcomandante Marcos en La Garrucha
Photographie: tiros@mediosindependientes.org, Chiapas Indymedia
Le Sous-commandant Insurgé Marcos est parti, en début d’après-midi de la Garrucha, siège de la municipalité autonome Francisco Gómez. Il est parti seul, sans aucune équipe de sécurité, bord d’une moto, la surprise des journalistes, observateurs et curieux. La preuve qu’il n’est pas seul : il n’y a aucune forme de le protéger, il est exposé n’importe quelle situation désagréable -qu’aucun des sympathisants du EZLN souhaite- de façon que personne puisse lui donner un minimum de sécurité.

Journalistes et accompagnants sont restés derrière, tout le monde sait qu’une moto court plus rapidement que les autres voitures. Cette fois-ci il n’y a pas eu des patrouilles officielles ouvrant le chemin, comme lors de la Marche de « ceux de la Couleur de la Terre » (NDT: En français, voir le discours de Marcos, un témoignage d’un caravanier français, un article du Monde Diplomatique) , où le gouvernement de l’état de Chiapas n’avait pas arrêté de se vanter partout de la sécurité qu’il garantissait aux zapatistes.

Dans cette occasion, Rubén Velásquez, secrétaire du gouvernement, s’est contenté de déclarer que la sécurité donnée au chef guérillero simplement est la même que celle donnée n’importe quel citoyen du Chiapas. Voil une différence, cinq ans après.

Et par ailleurs, la manifestation nous impressionne avec son contingent d’indigènes, certains se distinguent avec leurs habits régionaux sortis pour l’occasion, alors que la plupart d’entre eux sont arrivés avec leurs vêtements de travail, peut Être les seuls qu’ils possèdent. Mais ils étaient l , des centaines des milliers, les calculs sont en trop, ils dépassent toujours la quantité, on peut mieux les compter en se guidant par l’espace occupé sur la place de la cathédrale où entrent près de vingt mille personnes.

Ils sont arrivés la place de la cathédrale, certains l’appellent la place de la paix, d’autres, la place de la résistance, pour d’autres c’est la place centrale. Du kiosque, les Commandants, hommes et femmes ont donné leur message politique. Puis le Sous-Commandant Insurgé Marcos, désormais Délégué Zéro et tête de l’Autre Campagne, a parlé.

Les discours des autres Commandants zapatistes suivirent le même ton, axé sur les luttes et les mêmes problèmes qu’il y a douze ans. Les manifestants remplirent toute la place, où les métis se sentaient perdus au milieu de la masse d’indigènes. Certaines personnes sont arrivées par curiosité, d’autres parce qu’ils sont en vacances, mais il y avait peu, très peu de participants locaux. Ainsi, la manifestation fût cent pour cent zapatiste.

Lors de son intervention, le Sous-Commandant Marcos a demandé une minute de silence pour les camarades tombés il y a 12 ans. Ensuite il a lancé un message de remerciements très émouvant, en tzeltal et en espagnol, aux indigènes du EZLN qui l’ont permis réaliser cette marche :

“C’est moi de sortir le premier pour voir quoi ressemble le chemin que nous allons prendre, pour voir s’il y a des périls, pour unir la lutte zapatiste avec la lutte des travailleurs des champs et des villes. Et si quelque chose m’arrive, sachez que c’est un orgueil de lutter vos côtés, vous avez toujours été les meilleurs maîtres et dirigeants et je suis sûr que vous continuerez notre lutte sur le bon chemin, en nous apprennent être meilleurs avec le mot dignité”

“Nous sommes du vent, nous n’avons pas peur de mourir dans la lutte, la parole a déj été semée sur un bon terroir, cette terre est celle de vos cœurs où fleurit déj la dignité zapatiste », il a ajouté.

Après, il a informé que le lien entre le EZLN et ses sympathisants sera le commandant Germán, un vieux guérillero qui le Centre d’Intelligence et de Sécurité Nationale (CISEN) attribue la fondation du EZLN:

« Je veux demander au commandant Germán de monter avec nous. Il est une personne très importante dans l’histoire du EZLN. Le EZLN lui doit le premier germe ; moi personnellement, je lui dois plus que la vie, car il nous a montré le chemin, le pas suivre, et le destin. C’est l’architecte Fernando Tañez que les zapatistes connaissons et reconnaissons comme le commandant Germán. Nous lui avons demandé de s’occuper de la direction du bureau de lien zapatiste, qui sera le moyen par lequel le EZLN et la Sixième Commission seront en contact avec tous les autres camarades de l’autre campagne. Il nous aidera aussi dans les relations que l’on maintien avec des organisations de gauche et anticapitalistes du Mexique et du monde »


La foule la nuit 1 janvier. Photos par Julie.
Photographies: Julie Webb-Pullman
Ensuite, dans son discours formel il a expliqué pourquoi les autorités locales ont éteint les lumières dans les rues où entrait la manifestation zapatiste : l’Autre Campagne prétend unir les luttes d’autres avec celle du EZLN et faire une lumière pour que les puissants se rendent. Après il a attaqué le Pacte de Chapultepec.

“La sixième déclaration se propose d’aller parler, faire des accords avec tous ceux qui font marcher des machines, ceux qui font accoucher la terre, ceux qui amènent les services et les produits partout et la fin restent sans rien.

Tout ce que nous avons, la vie c’est la moindre de choses, notre autorité morale, notre prestige, tout ce que nous avons avancé nous sommes en train de l’investir dans cette initiative

Le principal destinataire de la Sixième déclaration de la forêt Lancadone a envoyé l’accusé de réception quelques mois après sa réception. Le grand pouvoir de l’argent au Mexique, a signé ce qui peut être considéré comme la contre-déclaration de la Sixième, connu comme le Pacte de Chapultepec et signé dans ce château.

« Ceux qui nous demandent de tout oublier, nos besoins, nos luttes et que nous mettons tout leur service pour qu’ils décident pour nous, dans les châteaux et palais de ce pays »

Après minuit, tout le monde s’est retiré, laissant la place de la cathédrale intacte. Peut-être avec quelques ordures que, sans doute, fût balayée au petit matin par les agents municipaux.

Le petit matin du deux janvier est passé sans nouvelles, les rues de Jovel sont retournées au calme, et le Sous-commandant Marcos est resté dans un hôtel modeste, « La Cábala del Monte »

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