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Narco News Issue #42

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Marcos détaille les prochaines étapes de l’Autre Campagne.

Deux commandants indigènes vont partir vivre dans chaque état. Par la suite, « nous voyagerons partout à travers les États-unis et le Canada. »


Par Simon Fitzgerald
L’Autre Journalisme avec l’Autre Campagne en Basse Californie

21 octobre 2006

Jeudi 19 octobre au soir, après deux jours de rencontres, de meetings et d’évènements avec l’Autre Tijuana et l’Autre Jeudi 19 octobre au soir, après deux jours de rencontres, de meetings et d’évènements avec l’Autre Tijuana et l’Autre Campagne de l’Autre Côté, le Sous-commandant insurgé Marcos a donné de plus amples détails sur le fonctionnement de l’Autre Campagne après la tournée en cours à travers le pays qui se terminera à Mexico le 30 novembre.


Marcos graffe les mots « Le Kapital est dangereux pour votre santé » devant le Théâtre MultiKulti.
Photo: D.R. 2006 Simon Fitz
Au Théâtre MultiKulti dans le centre de Tijuana, Marcos a précisé que l’objectif de son tour à travers le pays était de prendre un premier contact avec les adhérents de l’Autre Campagne, « pour voir qui se rapproche de nous juste pour l’opération photo et qui travaille véritablement dans sa communauté ». Dorénavant, des délégations plus importantes de commandants indigènes – avec au moins un homme et une femme du Comité Clandestin Révolutionnaire Indigène (CCRI) – vont se déployer à travers le pays. Chacune de ces délégations va se rendre dans une seule région du Mexique pour rencontrer les adhérents lors de conversations privées « avec plus de temps et sans la pression » de la tournée en cours qui a traversé quatre états en moins de deux semaines depuis sa reprise le 8 octobre.

La première partie du travail que Marcos a demandé de faire aux organisations et aux individus adhérents est de définir les aspects de la lutte qu’ils estiment essentiels à l’Autre Campagne. Marcos a donné cet exemple : « si la violence ou l’exclusion des femmes est tolérée, ou si des différences d’orientation sexuelle comme l’homosexualité ne sont pas respectées dans l’Autre Campagne, alors je n’en suis pas. »

Les commandants s’assureront également que les organisations et les individus adhérents de chaque région du pays visitent jusqu’aux segments les plus marginalisés de la population pour parler avec des gens qui seraient intéressés par un mouvement non électoral et anti-capitaliste mais qui n’ont pas les ressources nécessaires pour assister à des réunions ou utiliser internet. Les commandants et les adhérents travailleront avec ces communautés pour créer un plan national de lutte depuis la perspective de chaque communauté. Par exemple, « le plan national de lutte pour les ouvriers agricoles indigènes de la vallée de San Quintin sera différent du plan national de lutte des ouvriers des maquiladora (usine d’assemblage pour l’exportation exonérée de droits de douane) à Tijuana », même s’ils sont tous dans le même état de Basse Californie.

En exposant les devoirs des adhérents et des commandants en tant que délégués de l’Autre Campagne, Marcos a défini comment l’Autre Campagne projette de réaliser « une nouvelle forme de politique ». Par ailleurs, en utilisant la structure militaire de l’EZLN pour créer une organisation par les communautés à l’échelle de la nation, les zapatistes défient la notion d’ « armée de libération nationale ».

Le processus sera long et verra passer plusieurs campagnes électorales. Illustrant ce point, Marcos a donné une idée de ce que serait l’Autre Campagne internationalisée. « Si nous avions dit il y a dix ans que nous irions dans chaque recoin du Mexique, on nous aurait répondu « Vous êtes fous ! ». Peut-être que ça va sembler fou aujourd’hui, mais je vais le dire ici, nous allons partir dans chaque région des Etats-Unis et du Canada pour parler avec les compañeros là-bas. »

Il reste à voir si un mouvement en Amérique du Nord sera prêt d’ici un an ou même d’ici dix ans à recevoir les zapatistes ou à changer le continent, en bas et à gauche.

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