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Narco News Issue #43

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Intergalactique : le chemin de l’anticapitalisme

« Les secteurs subalternes du monde entier sont les acteurs principaux d’une nouvelle période de lutte et de résistance »


Par Luis Hernandez
La Jornada

5 janvier 2007

Les secteurs subalternes du monde entier sont les acteurs principaux d’une nouvelle période de lutte et de résistance. Dans tous les coins de la planète, les peuples rejettent l’unilatéralisme états-unien, le travail précaire et le démantèlement des réseaux de protection sociale, en même temps qu’ils revendiquent de nouvelles formes de citoyenneté pour les travailleurs immigrés.

En Irak, la résistance a rendu caduc le triomphe des forces d’occupation de la plus puissante armée de la terre. Tôt ou tard, les forces de l’Oncle Sam devront entreprendre un retrait. Aux États-Unis, le projet conservateur de George W. Bush a subi une sévère défaite électorale des mains des candidats du Parti Démocrate. Là-bas, des centaines de milliers d’immigrés sans-papiers – la majeure partie d’entre eux étant d’origine mexicaine – ont réalisé en 2006 les plus importantes mobilisations depuis de nombreuses années contre une législation qui prétend criminaliser l’immigration.

Au Liban, le Hezbollah a administré un sévère revers à l’armée israélienne modifiant le rapport de force dans la région. Au Népal, le Parti Communiste du Népal (maoïste) contrôle de larges étendues du pays et pourrait prendre le pouvoir sous peu.

Lors du referendum pour la ratification de la Constitution Européenne réalisé en mai 2005, le « non » a triomphé en France. Cinq mois plus tard, de grandes révoltes ont éclaté dans les banlieues, par le fait, pour la majorité, de jeunes descendants d’immigrés. Entre février et mars de cette année, d’impressionnantes mobilisations ont rejeté aux oubliettes la loi de réglementation du contrat de première embauche (CPE).

En Grande-Bretagne et en Allemagne, on a vu de grandes manifestations contre le système des pensions. Pratiquement sur tout le vieux continent, les sans-papiers sont descendus dans la rue et ont provoqué une véritable crise autour des politiques d’immigration de l’Union Européenne.

En Amérique Latine, les forces de centre-gauche continuent de récolter des triomphes électoraux (Bolivie, Équateur, Nicaragua, Venezuela, Brésil) et de tenter – non sans grandes difficultés – de nouvelles modalités d’intégration continentale. Ces victoires dans les urnes ont pour toile de fond de grandes mobilisations sociales qui ont changé le rapport de force.

En Afrique, en Asie et en Océanie, la lutte contre la globalisation néolibérale a acquis de nouveaux niveaux de développement, en même temps qu’elle affronte ou qu’elle incorpore – cela dépend des pays – l’expansion croissante de l’islamisme radical.

Ce nouveau cycle de luttes sociales a débordé, pour beaucoup, les instruments de coordination que l’altermondialisme et la gauche politique avaient construit ces dernières années. Le nouvel hégémonisme états-unien en expansion depuis le 11 septembre 2001, la confrontation croissante de celui-ci avec l’islamisme radical, l’émergence de l’Inde et de la Chine comme acteurs marquants de l’économie mondiale, les triomphes électoraux des formations de centre-gauche qui ne brisent pas le Consensus de Washington et l’homogénéisation de l’intellectualisme progressiste – entre autres facteurs – sont des faits face auxquels l’altermondialisme n’a pas pu formuler de réponses satisfaisantes. Pour la gauche radicale, la question islamique est devenue un thème très compliqué à aborder.

Malgré les bonnes réponses et les avancées prises lorsqu’elles furent fondées, les initiatives comme le Forum de Sao Paulo et le Forum Social Mondial ont souffert d’un net processus d’essoufflement.

Entre le 12 et le 16 septembre de l’année prochaine, on célébrera à San Salvador la 13ème Rencontre du Forum de Sao Paulo. Le thème central qui sera abordé sera la nouvelle étape de la lutte pour l’intégration latino-américaine et caraïbe. Le Forum est une convergence de partis de gauche fondée en 1990 à l’initiative du Parti des Travailleurs du Brésil qui cherchait un modèle alternatif de développement avec la justice sociale. Son importance et son impact sur la politique régionale est à chaque fois moindre.

De même, à la fin janvier 2007 aura lieu à Nairobi au Kenya le Sixième Forum Social Mondial (FSM). La thématique qui sera abordée comprendra neuf objectifs généraux. Selon Ignacio Ramonet, un de ses principaux initiateurs et idéologues : « à force d’être de simples spectateurs du principal affrontement actuel (entre les États-Unis et l’islamisme radical) et de voir que les transformations se font depuis le pouvoir réformé par l’intermédiaire des gouvernements progressistes, le mouvement s’est réduit ». Ce qui est sûr, c’est qu’au-delà de ces facteurs et des indéniables succès du forum, celui-ci est comme un bouchon dans la mer de la résistance au néolibéralisme : il ne coule pas mais il ne se dirige pas vers un point précis.

Cette situation est aggravée par la crise vécue au sein de la section française d’ATTAC, un des piliers du FSM. Avec en toile de fond une forte dispute entre un courant enclin à intégrer la politique électorale et un autre qui veut se maintenir comme un mouvement d’éducation populaire, les résultats des élections pour nommer la direction se sont modifiés en faveur de ceux qui voulaient faire de l’association un proto-parti.

C’est dans ce contexte que débutera ce 30 décembre à Oventic au Chiapas la Rencontre des Peuples Zapatistes avec les Peuples du Monde. Ce n’est pas la première rencontre de cette nature qui est convoquée par l’EZLN. En 1996, à l’appel des rebelles, s’est tenue la première Rencontre pour l’Humanité et contre le Néolibéralisme qui, pour une grande part, fut le point de départ de la construction du mouvement altermondialiste. Deux autres auront lieu à Barcelone en Espagne et à Belem au Brésil.

Au jour d’aujourd’hui, des activistes de 30 pays ont confirmé leur présence à la rencontre. Beaucoup d’entre eux proviennent de la Méditerranée européenne. Ils sont nombreux à avoir un poids important dans les luttes sociales de leurs nations d’origine. Ils ont été la colonne vertébrale des mobilisations internationales en soutien à Atenco et à Oaxaca.

La rencontre sera fondamentale pour avancer dans la réflexion et la coordination d’un ensemble de forces qui ont clairement décidé d’orienter leur action dans une perspective clairement anticapitaliste.

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