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Narco News Issue #54

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Nous ne permettrons que Pemex revienne, préviennent les indigènes de la Forêt Lacandone

En 1994 Pemex perçait des puits de pétrole mais « ils se sont enfuis quand la guerre a commencé »


Par Elio Henriquez (correspondant)
La Jornada

31 décembre 2008

Ejido San Miguel, municipalité de Ocosingo, Chiapas, 26 décembre.
Les déclarations faites par la représentante du Ministère de l’énergie, Georgina Kessel, lors de sa visite au Chiapas, indiquant qu’il y aurait des explorations pétrolières dans la forêt Lacandone, tiennent en état d’alerte les habitants de la zone.

Les habitants les plus touchés appartiennent aux ejidos San Miguel et Laguna el Carmen Pataté où plusieurs puits appelés Nazaret ont été ouverts puis fermés sur leurs terres, dans les années 80.

« Selon certaines versions, un hélicoptère aurait atterri il y a quelques jours dans le puits numéro un, situé à Laguna el Carment Pataté et qu’il avait des gens qui travaillaient mais nous sommes encore en train de vérifier », a affirmé le représentant municipal de l’ejido, Pedro Mendoza.

Il a ajouté que ces rumeurs ont provoqué des inquiétudes parmi les habitants de la région qui ont pris la décision de « ne pas permettre » le retour de Pemex dans cette zone qu’ils ont abandonnée en 1994 quand l’Armée zapatiste de libération nationale (EZLN) faisait son apparition sur la scène publique.

« Dans cette zone, il y a 31 puits ouverts par Pemex au cours des années 80 et début des années 90 mais tous sont fermés et aucun a été exploité », a affirmé le dirigeant tzeltal dans la maison en bois duquel on peut voir accroché au mur un tableau du Subcomandante Marcos.

« il y e eu des rumeurs que Pemex voulait revenir dans cette zone et c’est pour ça que j’ai envoyé la semaine dernière deux policiers enquêter pour voir s’il avait du personnel (de Pemex) dans le campement (situé à Pataté) et s’il avait vraiment un hélicoptère qui avait atterri, mais ils n’ont rien trouvé ».

De toute façon, a-t-il prévenu, « nous allons être vigilants car nous ne permettrons pas qu’ils travaillent ». Il a signalé que le 24 décembre denier, des centaines d’habitants on célébré une cérémonie traditionnelle là où est ce qui reste du campement de Pemex, pour demander qu’ils ne reviennent pas.

Ils se sont enfuis

Au milieu de cet ejido, il y a le signalement du projet d’un des puits qu’ils voulaient ouvrir il y quelques années. On distingue sur une base en ciment un tube rouillé de plusieurs centimètres de large où on peut lire : « Petroleos Mexicanos, 1985, Exploracion ». Presque au niveau du panneau plantée par la compagnie parastatale se dresse le mur en bois d’une humble cabane, construite il y quatre ans.

« Ils n’ont pas ouvert ce puit car en 1994 est survenue guerre et tout le personnel de Pemex s’est enfui mais on dit qu’ils veulent revenir », a commenté Mendoza.

« Quand ils ont mis ce signalement, ils ont dit aux habitants de San Miguel qu’il s allaient les déplacer à cause de l’ouverture du puits, mais si à cette époque il y en avait qui étaient d’accord, aujourd’hui nous sommes tous unis et pour rien au monde nous partirions d’ici » a-t-il dit.

Plus haut, vers la sierra Corralchén, à deux kilomètres de Laguna el Carmen Pataté et à 45 du chef-lieu d’Ocosingo, se trouvent les ruines du campement installé par Pemex pour le personnel qui a ouvert les puits dans les années 80 dans cette région de la forêt Lacandone.

Au milieu de cette végétation où vivent cerfs, tepezcuintles et autres animaux de la forêt, l’endroit paraît complétement abandonné. Il n’y a que les traces laissées par des ouvriers qui viennent de temps en temps se reposer, appartenant à des entreprises qui, avec la permission du Ministère de l’écologie et des ressources naturelles, abattent et évacuent des centaines d’arbres.

On peut distinguer sur le site une grande maison et plusieurs de plus petite taille qui servent de dortoirs, cantines, cuisine et bureaux et qui sont presque détruites. A peu de distance se trouve, intacte, l’héliport de ciment, montrant des signes d’utilisation récente.

A quelques kilomètres, là où se termine la terre battue, se trouve le puits numéro un, dûment scellé et avec des signes d’abandon également. En face ce celui-ci se trouve le 51, avec les valves respectives et sans protection car la barrière a été détruite.

« Quand ce puits a été ouvert en 1984, des flammes en sont sorties » raconte Manuel Clara Ruiz qui affirme avoir travaillé de « baritero » – ainsi s’appelle celui qui met, au moment de du perçage, à travers un entonnoir la « barita » – barytine – poudre d’une pierre homonyme très lourde, exploitée par des compagnies minières de certaines régions du Chiapas.

« Je me rappelle que les gens de Pemex disaient alors que ce puits avait quatre kilomètres de profondeur et qu’il s’est enflammé parce qu’il avait du pétrole », a expliqué l’indigène qui a accompagné les journalistes jusqu’à cet endroit.

D’après Jose Luis Castañon Helgueros, géologue de Pemex à la retraite, qui a participé à cette époque aux travaux d’exploration de cette zone « il n’y a absolument pas de pétrole ; s’il en avait, on l’extrairait », car on avait fait une inversion importante ces années-là.


Trad. madelon

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