<i>"The Name of Our Country is América" - Simon Bolivar</i> The Narco News Bulletin<br><small>Reporting on the War on Drugs and Democracy from Latin America
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Narco News Issue #61

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Une campagne médiatique cherche à véhiculer les organisations sociales du Chiapas avec les trafiquants de stupéfiants

Le gouvernement permet la diffusion d’informations fausses et mensongères dans les mass médias


Par Kristin Bricker
Spécial pour Narco News Bulletin

12 novembre 2009

La police de l’Etat du Chiapas arrêtait le 24 octobre Rocelio de la Cruz Gonzalez et Jose Manuel de la Torre Hernandez, deux leaders de l’Organisation paysanne Emiliano Zapata (OCEZ). Fernando Leon de Narco News rapporte que ces hommes dirent avoir été torturés durant l’interrogatoire. De la Torre Hernandez dit dans une déclaration : « plusieurs fois ils m’ont mis sur la tête un sac de nylon qui m’asphyxiait pour que je dise oui à toute une série de questions, [ Les questions suivantes ] si notre organisation OCEZ a des armes et si elle est en contact avec l’église et les maires de Carranza, anciens et actuel et aussi ils m’ont injecté de l’eau minérale dans le nez jusqu’à ce que je m’évanouisse ». De la Torre déclara à son avocat que, pendant la séance de torture, la police lui avait fait signer des papiers sans les lire. La police l’a torturé jusqu’à l’évanouissement, puis l’a réveillé pour qu’il signe des papiers alors qu’il était encore sonné.

Le 25 octobre ce journaliste recevait un courriel d’un contact intitulé « communiqué officiel ». Le courriel était rédigé dans le style d’un communiqué de presse du gouvernement mais il ne donnait pas d’information de contact média ni n’avait la signature d’une agence gouvernementale. Le contact croyait que l’email était le communiqué de presse officiel sur les arrestations de de la Torre Hernandez et de la Cruz Gonzalez. Le contact avait reçu le courriel d’un journaliste local qui croyait aussi qu’il s’agissait du communiqué de presse officiel du gouvernement. Or ce « communiqué officiel » n’apparaît ni sur le site du gouvernement du Chiapas «Institut de relations publiques », ni sur le site du Procureur général de justice de l’Etat du Chiapas, où sont postés les communiqués de presse concernant les arrestations.

L’absence du « communiqué officiel » dans les sites où sont publiés tous les communiqués officiels du gouvernement est particulièrement frappant en considération de la violence des accusations portées dans ce « communiqué ».

Premièrement, le « communiqué » déclare que de la Cruz Gonzalez et de la Torre Hernandez appartiennent aux « Pelones » qui sont, selon le communiqué, un gang « connu pour ses activités de trafic d’armes et de stupéfiants et qui sont responsables de multiples homicides, notamment l’assassinat en 2007 d’agents de police …à Pueblo Nuevo, Solistahuacan. »

Le « communiqué » affirme aussi que de la Cruz Gonzales et de la Torre Hernandez ont payé 300 000 pesos au maire de Carranza pour acheter des armes. Le président de Carranza, Amin Coutiño Villanueva, est membre du Parti action nationale (PAN). Le gouverneur du Chiapas appartient à l’opposition, au parti de la révolution démocratique (PRD).

Le « communiqué soutient aussi que de la Cruz Gonzales et de la Torre Hernandez, en tant que membres des Pelones, achetaient et distribuaient des pistolets de calibre 9mm qu’ils payaient 8 000 pesos pièce et que l’organisation sociale [OCEZ] leur apportait leur soutien pour ça. Le « communiqué » affirme aussi que les détenus sont impliqués dans « le trafic de personnes ainsi que l’extorsion d’émigrants. Leurs terres ont servi d’entrepôt pour cacher les armes et la drogue. Le masque d’organisation sociale a empêché les autorités civiles et militaires d’avoir accès à la zone où est la communauté du 28 Juin [où opère l’OCEZ]. C’est pourquoi ils avaient des prétendus « observateurs internationaux » : pour couvrir leur activité criminelle ».

Normalement Narco News ne classe pas ce genre de courriel comme « information » sans en vérifier la source : il y a de violentes accusations et aucune agence gouvernementale n’en a vérifié l’authenticité. Ce journaliste pensait que le courriel était un canular.

Cependant les mass médias locaux et nationaux semblent aussi avoir reçu le courriel du « communiqué officiel » et apparemment ne pensent pas qu’il s’agisse d’un canular. Dans tous les journaux mexicains des articles sont apparus qui reprennent mot pour mot des lignes du « communiqué officiel » reçu par le journaliste. Le quotidien national mexicain El Universal, par exemple, publie un câble de l’agence de presse espagnole EFE qui crédite les citations du « communiqué officiel » comme déclaration du Procureur général de justice de l’Etat du Chiapas (le Procureur général est mentionné clairement dans le « communiqué »). Les citations de l’article de l’EFE ne proviennent que du « communiqué officiel », de l’avocat de la défense et de l’OCEZ. Les déclarations ne sont ni confirmées ni démenties par le gouvernement. Comme il est mentionné antérieurement, le Procureur général de justice de l’Etat n’a publié aucune information sur son site au sujet des arrestations de de la Cruz Gonzalez et de la Torre Hernandez.

Hormis la méthode de diffusion peu orthodoxe du « communiqué officiel » (sans signature ni publication sur les sites gouvernementaux), le courriel contient d’autres contradictions et zones d’ombre. Narco News s’est entretenu avec Marco Lopez Perez, l’avocat qui représente de la Cruz Gonzalez, de la Torre Hernandez et Jose Manuel Hernandez Martinez, le troisième leader de l’OCEZ qui a été arrêté un mois avant les deux hommes.

Lopez Perez a informé Narco News que les mandats d’arrêt pour les trois leaders de l’OCEZ relèvent tous du même cas : une occupation de terres dans le Chiapas en 2003 qui a réussi à faire pression sur le gouvernement du Chiapas pour qu’il remette légalement les terrains aux paysans membres de l’OCEZ. Ce dossier traite uniquement de l’occupation des terres en 2003 et des soi-disant délits liés à cette occupation ; trafic d’armes, extorsion d’émigrants, trafic de personnes et autres délits ne se trouvent mentionnés nulle part dans ce dossier.

Lopez Perez dit qu’il n’a pas connaissance d’une autre enquête officielle à l’encontre de ces hommes impliquant ces crimes. Il a assuré à Narco News que le gouvernement n’avait porté aucune accusation de trafic quel qu’il soit contre ces personnes ; ils ne sont accusés que des délits liés à l’occupation de terres en 2003, délits relevant tous de l’Etat.

Les crimes que le « communiqué officiel » et les mass médias les accusent d’avoir commis sont des crimes d’ordre fédéral.. Le gouvernement fédéral n’a fait aucun commentaire sur ces arrestations et ces hommes ne font pas non plus l’objet d’investigation ou d’accusation fédérales, signale leur avocat.

Pourtant Lopez Perez n’exclut pas la possibilité que le gouvernement fédéral lance une enquête. Il dit qu’il a révisé toutes les pièces du dossier à l’encontre de ses clients et ne trouve pas les documents que de la Torre affirme avoir signé sous la torture. Ni de la Torre ni son avocat ne savent ce que disaient ces documents vu qu’on n’a pas permis à de la Torre de les lire avant de les signer. Lopez Perez dit qu’il est possible que ces papiers apparaissent lors d’une prochaine investigation comme pièce du dossier.

Le « communiqué officiel » sentait la campagne de rumeurs avant même que le journaliste parle à l’avocat au sujet de ces hommes. Le « communiqué » accuse de la Cruz Gonzalez et de la Torre Hernandez d’appartenir aux « Pelones », groupe criminel associé à l’organisation de trafic de stupéfiants de Joaquin « el Chapo » Guzman Loera basé à Sinaloa. Or lorsque le gouvernement disait avoir saisi en octobre un important stock d’armes, le gouvernement du Chiapas affirmait que les armes appartenaient à l’OCEZ tandis que le gouvernement fédéral les attribuait aux Zetas. Les Zetas sont l’aile armée du Cartel du Golf mais on dit aussi qu’ils travaillent pour l’organisation criminelle de Beltran Leyva. Le cartel du Golf comme les Beltran Leyvas sont connus pour être ennemis du Chapo. Il est vraiment peu probable qu’une petite organisation paysanne travaille avec ou pour une des factions armées de bandes antagonistes de trafiquants de stupéfiants.

Quand le gouvernement de Chiapas arrêtait de la Cruz et de la Torre, entre 20 à 40 camionnettes pleines de policiers de l’Etat effectuèrent des perquisitions maison par maison dans les deux communautés de Carranza appartenant à l’OCEZ : celle du 28 juin et Laguna Verde. Deux hélicoptères participaient à l’opération. La police a mis à sac des dizaines de maisons dans ces communautés, terrorisant les habitants et frappant certaines personnes d’après des informations. La police cherchait des suspects et on dit aussi qu’elle menaçait de frapper les habitants s’ils ne leur disaient pas « où ils cachaient les armes ». La police n’a trouvé aucun objet de contrebande dans ces communautés. Quant à toutes les affirmations avancées par le gouvernement que l’OCEZ cacherait des armes et de la drogue dans ses communautés, le gouvernement n’a pas trouvé une seule arme. Ses scanners à ions du style de l’initiative Merida et ses chiens détecteurs de drogue n’ont pas trouvé une seule trace de substances illégales.

Semant encore plus le doute sur les déclarations du « communiqué officiel », le maire de Carranza, qui aurait reçu 300 000 pesos des détenus pour acheter illégalement des armes, n’a pas été arrêté ni mis en accusation formellement par le gouvernement. Le maire bien sûr dément catégoriquement les accusations et il aurait dit à la presse« qu’il était temps que les autorités interviennent au sujet de Rocelio de la Cruz et Jose Manuel de la Torre ».

Reforma s’en mêle

Le 9 novembre, le quotidien basé dans la ville de Mexico et un des plus grands journaux mexicains, Reforma, a diffusé un article du journaliste Martin Morita qui affirme qu’il a obtenu une « rapport des renseignements » sur le trafic d’armes dans le Chiapas. L’article ne révèle pas si ce rapport provient de l’Etat ou du gouvernement fédéral. La seule personne dont l’article fait mention est un « haut fonctionnaire du gouvernement de l’Etat » qui « collabore avec l’équipe qui mène l’enquête » en question dans le rapport.

Dans cet article, le haut fonctionnaire fait mention d’un cas où deux grenades à fragmentation ont été trouvées enveloppées dans du tissu à l’intérieur d’un sac en plastique dans un parking d’un organisme gouvernemental de Tuxtla, capitale de l’Etat du Chiapas. Les grenades n’explosèrent pas. Dans une interview, le fonctionnaire accuse des leaders de l’OCEZ et du Front national de lutte pour le socialisme (FNLS, organisation civile non armée et avec une forte représentation dans le Chiapas) d’avoir « orchestré cet acte de terrorisme ». Aucune accusation n’a été prononcée jusqu’à présent ; actuellement cette déclaration anonyme sans fondement est la seule accusation reliant les deux organisations aux grenades.

L’article de Reforma ne limite pas ses accusations à l’OCEZ. Il dit que le rapport des renseignements affirme que l’Armée populaire révolutionnaire (EPR), les Forces armées révolutionnaires du peuple (FARP) et l’Armée révolutionnaire du peuple insurgé (ERPI) sont « en liaison » avec les « cellules armées subversives » qui reçoivent l’appui des groupes du crime organisé comme les Zetas, aile armée du cartel du Golf et le cartel de Sinaloa que commande Joaquin « El Chapo »Guzman» afin d’obtenir des armes à feu ». Le rapport déclare ; « il est confirmé que certaines organisations qui s’appellent civiles ont des liens étroits avec ces groupes subversifs [qui rassemblent des armes] et qu’ils veulent réaliser des actes de violence notamment pour les célébrations du Bicentenaire de 2010 ».

L’article de Reforma publie cette citation tirée du rapport :

« Il est de notoriété, sur la base des détentions de personnes impliquées dans les dits groupes et de par les témoignages obtenus par les réseaux de renseignements, qu’il y a des preuves permettant d’établir une relation entre ces groupes et ces personnes avec le crime organisé de trafic de stupéfiants, comme les dénommés Zetas et l’organisation commandée par Joaqin Guzman Loera, alias El Chapo. Cette complicité procède de la distribution d’armes aux groupes subversifs. »

L’article du Reforma mentionne à de la Cruz de la Torre et Hernandez Martinez : « Tous les trois sont accusés d’utiliser l’organisation [OCEZ] pour distribuer des armes et de la drogue. » Reforma omet de mentionner que c’est seulement la presse, et non le gouvernement, qui accuse officiellement l’OCEZ de trafic d’armes et de stupéfiants.

Le journaliste Martin Morita diffuse un article similaire sur TabascoHOY.com. Dans cet article, il dit que Hernandez Martinez « est associé à la saisie d’un arsenal d’armes en date du 11 octobre ». Il affirme aussi que « l’enquête officielle signale Hernandez Martinez comme leader du EPR dans le Chiapas et d’avoir des liens avec les Zetas ». Encore une fois, il n’existe aucun chef d’accusation à l’encontre de Hernandez Martinez qui l’implique dans du trafic d’armes, avec les Zetas ou l’EPR. Morita ne précise pas à quelle « enquête officielle » il se réfère dans l’article. Or l’avocat de Hernandez Martinez ne connaît qu’une enquête officielle – celle concernant l’occupation de terres en 2003 – et il ne fait pas mention d’inculpations dans un quelconque trafic..

Guerre aux mouvements sociaux

Dans une lettre adressée à l’éditeur du Tabasco HOY, l’OCEZ écrit : « ce type de stigmatisations dans les mass médias a non seulement des conséquences politiques négatives pour ceux qui en souffrent, mais fréquemment elles sont orchestrées par les instances gouvernementales pour générer des courants d’opinion qui les aident à justifier des actions judiciaires arbitraires ».

Comme le rapport des renseignements le mentionne, les autorités sont de plus en plus inquiètes quant à la possibilité que des groupes armés entrent en action en 2010 pour commémorer le Bicentenaire et le Centenaire des deux révolutions mexicaines. D’après Reforma, le rapport établit que « les groupes cherchent à réaliser des actions ayant pour but la déstabilisation, par des luttes armées, du gouvernement du membre du PRD Juan Sabines en 2010, en particulier pendant les célébrations du Bicentenaire de l’Indépendance. »

Il se peut que le gouvernement essaie de diffamer préventivement les organisations sociales dans les media en invoquant des liens avec les organisations de trafiquants de stupéfiants. Cela peut empêcher les organisations insurgées de compter sur cette espèce de soutien national et international qui a protégé les zapatistes lors du soulèvement de 1994 dans le Chiapas . Cela peut aussi servir à justifier des actions judiciaires ou militaires contre la société civile qui semblent toujours être prises sous le feu croisé des guerres. La campagne de diffamation représente même une lutte préventive contre les observateurs des droits humains internationaux qui ont joué un rôle clé dans la défense des droits humains dans le Chiapas depuis 1994. En accusant les observateurs de droits humains d’empêcher l’armée et la police d’accomplir leur travail contre la contrebande, les mass médias les placent directement sur la ligne de tir de la guerre contre la drogue.

Grâce à la guerre contre la drogue, le Mexique en 2010 sera plus militarisé qu’en 1994. L’armée sera mieux préparée et mieux armée qu’en 1994 pendant le soulèvement zapatiste. Et maintenant grâce à la campagne de diffamation des médias à l’encontre des organisations sociales, il peut disposer de l’approbation publique pour utiliser sa force militaire de guerre anti-drogue contre des objectifs qui ne sont pas impliqués dans cette dite guerre..

Narco News a averti que la militarisation croissante sous couvert de guerre anti-drogue pouvait avoir des conséquences négatives pour les organisation sociales et insurgées. L’homologue de l’initiative Merida en Colombie, le Plan Colombia, visait les organisations insurgées comme affaire de politique officiel. Au Mexique, le gouvernement des Etats unis comme le mexicain ont prévu « des liens » entre les organisations insurgées et celles de trafic de stupéfiants. En décembre 2008 Narco News rapportait :

Dans une présentation PowerPoint officielle de la DEA récemment filtrée au correspondant de Narco News Bill Convoy, la DEA explique que la possibilité existe que les cartels de la drogue cherche des alliés dans les organisations insurgées : « Les DTOs [organisations de trafic de drogues] s’approcheront de l’armée mexicaine et des paramilitaires étrangers et éventuellement des organisations insurgées pour acquérir le si nécessaire support humain et matériel pour résister aux avances des cartels concurrents. » De la même manière, dans un rapport obtenu par le quotidien mexicain Milenio intitulé « le Secrétariat de la défense nationale aux prises avec le trafic des stupéfiants », le Secrétariat de la défense nationale du Mexique dit « qu’est prévisible une symbiose entre [les cartels de la drogue et] des groupes armés hostiles au gouvernement »..

L’OCEZ peut être un test pour voir jusqu’à quel point la société civile permettra au gouvernement de continuer sa guerre contre les mouvements sociaux. Comme Jaime Ramirez Yanez l’écrit dans un éditorial du Milenio, « la détention de ces deux indigènes [de la Cruz et de la Torre], visiblement opposants au gouvernement, s’est effectuée uniquement sur la base de la déposition d’un soi-disant « témoin protégé » et sans la moindre formalité d’enquête préalable». Un témoin protégé est souvent un suspect lui-même et le gouvernement offre la clémence ou l’immunité en échange de dépositions contre d’autres personnes

En utilisant ce témoin protégé et les médias, le gouvernement a établi des liens entre l’OCEZ, organisation non armée, et l’organisation armée EPR et y compris presque toutes les grandes organisations de trafic de stupéfiants dans le pays. Les médias ont accusé l’OCEZ de trafic de personnes, de trafic d’armes, d’extorsion aux émigrants et de trafic de stupéfiants. Il a aussi stigmatisé les observateurs des droits humains qui sont dans les communautés OCEZ pour assurer le respect des droits humains. A son tour, le gouvernement a été capable de mettre en scène une des plus grandes rafles des derniers temps dans deux communautés paysannes et cependant personne ne semble s’inquiéter du fait que ces rafles n’aient rapporté aucune contrebande. La police d’Etat continue d’occuper la zone de Laguna Verde. Le gouvernement de l’Etat a été capable de s’emparer et apparemment de torturer les leaders de l’OCEZ. Le gouvernement a exécuté trois des quatorze mandats d’arrêt provenant de l’occupation de terres par l’OCEZ en 2003, laissant ces communautés terrorisées à l’idée qu’à tout moment la police puisse y faire une nouvelle incursion violente.


Trad. de l’anglais madelon

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