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Narco News Issue #53

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Un reporter connu, Pedro Matias, sequestré et torturé à Oaxaca

Matias fait des reportages sur le Mouvement social de Oaxaca pour le quotidien local Noticias et écrit aussi pour l'hebdomadaire national Processo


Par Scott Campbell
Angry White Kid

29 octobre 2008

Pedro Matias, journaliste connu qui écrit dans Noticias, quotidien local, ainsi que dans l’hebdomadaire national Proceso, a été séquestré, passé à tabac, torturé et volé le samedi dans la nuit dans la ville de Oaxaca. Reporters sans frontières rapporte que :

Pedro Matías Arrazola a été enlevé dans la soirée du 25 octobre, alors qu’il quittait le siège du quotidien pour regagner son domicile. Ses geôliers l’ont passé à tabac et terrorisé pendant des heures, en simulant notamment son exécution. Ils l’ont tour à tour menacé de le traîner au sol avec leur véhicule, de lui couper les parties génitales, de le violer et de le décapiter, en lui demandant cyniquement comment il préférerait mourir. L’avertissement concerne aussi sa famille, qu’ils ont déclarée avoir “localisée”. Il n’a été relâché que le lendemain matin dans la localité de Tlacolula de Matamoros, à une trentaine de kilomètres d’Oaxaca, dépouillé de son véhicule et de ses papiers.

Matias effectue de nombreux reportages sur le mouvement social de Oacaxa, en donnant généralement une couverture honnête, sinon favorable à l’occasion. D’après Reporters sans frontières, il collabore aussi à une radio, où il critique régulièrement le PRI (Parti Révolutionnaire Institutionnel), parti qui gouverne l’Etat de Oaxaca depuis 80 ans presque.

Ce n’est pas la première attaque dirigée contre Noticias ou ses reporters qui a été durant des années le seul moyen d’information local de presse et de multi media à critiquer le gouvernement de l’état. Le Mexique est aussi le pays le plus mortel pour les journalistes en Amérique.

Le 19 novembre 2004, des hommes masqués armés ont occupé les entrepôts, pris les presses d’imprimerie de Noticias pendant plusieurs jours et assassiné un jeune de 19 ans.

Le 17 juin 2005, le gouverneur Ulises Ruiz, avec l’aide d’un membre du congrès de l’Etat et d’un syndicat contrôlé par le PRI appelé CROC (Confédération révolutionnaire d’ouvriers et de paysans), a monté une fausse grève contre Noticias dans l’intention de le fermer. Des membres du syndicat, des paramilitaires et des policiers ont bloqué l’édifice où il y avait 31 employés, coupant l’électricité, le téléphone et l’eau. Au bout d’un mois, les malfrats ont pris d’assaut le bâtiment, extirpant les 31 employés et détruisant les bureaux.

Le 9 août 2006, pendant le soulèvement de Oaxaca, deux hommes armés masqués ont pénétré dans les bureaux de Noticias, tirant sur le matériel et les gens, blessant deux employés.

Le 16 janvier de cette année, deux reporters de Noticias ont reçu des menaces de mort de Ruben Marlolejo Maldonado, alias « El Dragon », chef des porros (casseurs à gages) qui a ourdit plusieurs conflits dans le campus de l’université d’état de Oaxaca (UABJO) et a organisé des attaques contre l’APPO (Assemblé populaires des peuples de Oaxaca). La chaire de la faculté de droit et de sciences sociales de l’UABJO l’a accusé de travailler pour le gouvernement de l’Etat.

Et maintenant Pedro Matias a été séquestré et torturé. Bien que cet événement enregistre un nouvel acte de répression du gouvernement contre Noticias, il s’inscrit aussi dans le climat de répression d’une intensité croissante contre le mouvement social qui est allé crescendo ces deux dernières semaines. Oaxaca a vu le 16 octobre l’arrestation de trois membres de l’APPO pour le meurtre de Brad WIll du 27 octobre 2006, la remise de plus de 300 demandes d’arrestation supplémentaires et le 25 octobre l’assaut et la mise à sac sans mandat d’une maison appartenant au CODEP, groupe aligné à l’APPO, par l’AFI, équivalent du FBI,

Les choses ne peuvent qu’empirer avec un mois de novembre chargé d’anniversaires qui approche. Le 2 novembre marque non seulement la Fête des morts mais aussi l’échec de l’attaque de la Police fédérale préventive (PFP) devant la barricade de la radio de l’université. Et le 25 novembre c’est le deuxième anniversaire des attaques massives et brutales contre l’APPO perpétrées par la PFP, les paramilitaires, la police locale et de l’Etat. Il est clair que le gouvernement de Oaxaca essaie d’intimider et d’effrayer préventivement une population rebelle qu’il craint beaucoup encore.

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