<i>"The Name of Our Country is América" - Simon Bolivar</i> The Narco News Bulletin<br><small>Reporting on the War on Drugs and Democracy from Latin America
 English | Español | Português | Italiano | Français | Deutsch | Nederlands November 18, 2017 | Issue #40


Making Cable News
Obsolete Since 2010


Set Color: blackwhiteabout colors

Print This Page
Commenti

Search

Narco News Issue #39

Narco News is supported by The Fund for Authentic Journalism


Follow Narco_News on Twitter

Sign up for free email alerts list: English

Lista de alertas gratis:
Español


Contact:

Publisher:
Al Giordano


Opening Statement, April 18, 2000
¡Bienvenidos en Español!
Bem Vindos em Português!

Editorial Policy and Disclosures

Narco News is supported by:
The Fund for Authentic Journalism

Site Design: Dan Feder

All contents, unless otherwise noted, © 2000-2011 Al Giordano

The trademarks "Narco News," "The Narco News Bulletin," "School of Authentic Journalism," "Narco News TV" and NNTV © 2000-2011 Al Giordano

XML RSS 1.0

L’Autre Campagne se construit dans le Oaxaca

L’état majoritairement indien du Mexique sur le point de recevoir le Sous-Commandant Marcos


Par James Daria, RJ Maccani, Daniela Lima et Dul Santamaria
Brigade “Ricardo Flores Magón” pour Narco News

31 janvier 2006

Nous sommes la Brigade “Ricardo Flores Magón”, courant les premiers pas de “L’Autre Campagne” ici dans l’état d’Oaxaca. Nous écrivons en quatre langues, car nous sommes mexicains, gringos, brésiliens et français.


Ricardo Flores Magón, 1874-1922
Nous avons choisi le nom de Ricardo Flores Magón en hommage au journaliste et révolutionnaire Oaxaqueño, qui fût l’un des premiers idéologues de la Révolution Mexicaine à travers de « Regeneración » et d’autres journaux. Magón a mis en avant un journalisme de combat, s’attaquant à la corruption et à la répression du régime de Porfirio Díaz et diffusant sa lutte pour la terre et la liberté. Contraint à l’exile aux Etats-Unis par le régime Porfiriste, Magón a dirigé la lutté révolutionnaire nationale et internationale – toujours à la recherche d’une société sans classes et sans état, construite d’en bas. Né en 1873 dans la communauté de San Antonio Eloxochitlán, Magón est mort dans des circonstances douteuses en 1922, à la prison de Leavenworth, au Kansas (Etats-Unis). La critique radicale de la politique électorale développée par Magón ressemble à la « Sixième Déclaration de la Forêt Lacandone » et à « L’Autre Campagne » du EZLN, qui se construit actuellement au Mexique.

Nous sommes situés dans la capitale éponyme de l’état d’Oaxaca (région Vallées Centrales). Nous sommes en train de documenter l’émergence de l’Autre Campagne dans les assemblées hebdomadaires régionales et étatiques pour préparer l’arrivée du Délégué Zéro et la Sixième Commission.

Etant l’un des états les plus pauvres du pays, Oaxaca compte avec la majeure concentration de groupes ethniques et de langues indigènes de la République Mexicaine. Ethnicité, terre, éducation et répression sont les points-clé de la lutte au Oaxaca. C’est pourquoi les zapatistes, le oaxaqueño Ricardo Flores Magón et d’autres figures révolutionnaires, sont une référence importante pour les peuples, organisations et individus qui luttent ici pour créer des alternatives à l’ordre sociale existant.

Ici, les mouvements sociaux ont créé de formes diverses de lutte sociale et s’organisent encore sans parti politique, à travers les « us et coutumes », allant des communautés indigènes et métisses à la Communauté Gay appelée « Muxe’s » del Itsmo de Tehuantepec. Notre intention est de raconter à nos lecteurs comment ces formes d’organisation sociale, culturale et politique contribuent à et grandissent avec L’Autre Campagne.

Dans l’esprit de la Sixième Déclaration de la Forêt Lacandone, le public qui assiste aux assemblées de Oaxaca est divers : femmes et des hommes ; jeunes et vieux ; représentants d’organisations indigènes, paysannes et ouvrières ; partis et fronts communistes et socialistes ; collectifs anarchistes ; associations de quartier et de femmes ; mouvements étudiants ; médias indépendants et radios communautaires ; groupes des la communauté lesbienne et homosexuelle ; et aussi beaucoup de personnes individuelles, tous venus construire l’Autre. Et ce n’est pas un tâche facile, les amis, nous sommes en train de le voir : non seulement des personnes avec des approches différentes mais des organisations antagoniques essaient de construire cette campagne ensemble. Ils s’organisent pour recevoir le « Délégué Zéro » et la « Sixième Commission » du EZLN du 5 au 10 février.

Afin d’encadrer leur travail, cette bande d’organisations diverses d’Oaxaca est arrivé à un consensus sur quelques critères basiques :

  • Leur travail est guidé par la Sixième Déclaration de la Forêt Lacandone

  • L’ensemble de toutes les organisations, grandes ou petites, ainsi que tous les individus forment ensemble la « Coordination Générale de l’Autre dans le Oaxaca »

  • Le Délégué Zéro et la Sixième Commission iront seulement aux endroits où la sécurité et l’organisation soient garanties

  • Ils travailleront de façon solidaire avant, pendant et après l’arrivée de la délégation du EZLN

Les assemblées hebdomadaires de la région Valles Centrales et de l’état d’Oaxaca ont lieu dans la ville d’Oaxaca, précisément dans l’immeuble du syndicat de professeurs de la section XXII (qui compte avec 70 mille membres). Ces assemblées sont fréquentées par quelques 60 à 70 personnes (la première réunion de l’état d’Oaxaca avait compté avec plus de 90 participants). Et même s’il y a des accords, la tâche de construire l’Autre n’est pas facile, car chaque assemblée dure cinq en moyenne.

Voici l’itinéraire du Délégué Zéro et la Sixième Commission dans le Oaxaca selon fixé dans l’assemblée de l’état :

4 février— transport de la Délégation du EZLN de Veracruz a Oaxaca

5 février —Tuxtepec (Région Cuenca del Papaloapan)

6 et 7 février —Istmo de Tehuantepec

8 février —Sierra Madre

9 et 10 février —Valles Centrales

11 février — transport de la Délégation du EZLN de Oaxaca a Puebla

Cet itinéraire fût fixé avec difficulté. Trois, parmi les sept régions principales de l’Oaxaca (Costa, Mixteca et Cañada) sont ignorées, faute de garantir certains critères. Il se trouve que l’on se base sur la capacité d’organisation des régions pour garantir la sécurité de la délégation zapatiste. Donc, les régions prises en compte sont celles qui avaient une plus importante représentativité dans les assemblées. La Sécurité est, en effet, l’un des points préoccupants pour les responsables de l’organisation ; car le Oaxaca est considérée l’un des états les plus répressifs du pays.

En effet, le Parti Révolutionnaire Institutionnel (PRI) gouverne toujours au Chiapas, en dépit de sa défait dans les élections fédérales de 2005. Avec moins de 20% des votes et avec des soupçons de fraude, le PRI a imposé sont candidat Ulises Ruiz comme gouverneur. En 2005, Ruiz a incarcéré 152 prisonniers politiques, attaquant avec impunité toute personne qui ose lever la voix contre lui. Sans consultation préalable et contre la Constitution de l’Etat, Ruiz a déménagé la palais municipal hors du centre historique et interdit les manifestations dans le zócalo (place principale).

Malgré ces contraintes à la liberté d’expression, nous sommes heureux de vous annoncer que, avec l’arrivée des zapatistes le 9 février, ceux qui construisent L’Autre dans le Oaxaca vont prendre le zócalo pour le rendre aux « gens humbles et simples qui luttent » ici, dans le Oaxaca.

Restés connectés, car nous serons là pour couvrir les événements et nous vous apporterons des nouvelles!

Share |

Cliquez ici pour plus de l'Autre Journalisme avec l’Autre Campagne

Read this article in English
Lea Ud. el Artículo en Español
Leia este artigo em português
Lesen Sie diesen Artikel auf Deutsch
Legga questo articolo in italiano

Discussion of this article from The Narcosphere


Enter the NarcoSphere for comments on this article

For more Narco News, click here.

The Narco News Bulletin: Reporting on the Drug War and Democracy from Latin America